Autoproduction/ 2005
4 titres : 16 mins 03
1/ The Hunter
2/ Perverse Is My (He)Art
3/ Give An Axe To The Maniacs
4/ Stomach Is Soulless
Une fois de plus voici dans nos pages une démo qui n’est pas d’hier, mais elle permettra en même tant de se mettre dans le contexte actuel du groupe
très actif ces temps ci.
Deviant Surgeons sont on ne peut plus local vu qu’ils nous viennent de Boulogne sur Mer. Après une première démo déjà bien convaincante sortie en Hiver 2003 et quelques changements de
line-up, ce 2ème méfait vît le jour en 2005.
Officiant dans un registre principalement Brutal death, on remarquera au cours de ces 4 morceaux que nos 5 chirugiens dévient dans d’autres genres tel que le thrash ou des moment à racine
hardcore restant dans un contexte brutal. Riches sont les mélodies, je pense notamment à la partie du début de « Perverse Is My (He)Art » où richesse de la variation des notes très
accrocheuses copulent à merveille avec violence. S’en suit un break assez deathcore bien dévastateur que ne renierai pas une horde de joyeux pogoteurs. L’opération de notre cerveau qui avait
débuté avec « The Hunter » et son début qui me rappelle personnellement le morceau « Bastard Saints » de Sinister. Blast beats à cœur joie, backing vocals bien vomis,
le batteur semble prendre son pied tout au long de la démo. Pour en revenir à ce qui a pu être dit auparavant, on pourra remarquer la richesse des mélodies tendant parfois dans le malsain et
l’hystérique. En 3ème partie de l’auscultation forcée, « Give An Axe To The Maniacs » se chargera de nous palper un peu plus le cerveau. Excellente partie thrash dans ce
morceau, les breaks sont riches, que dire ? C’est brutal à souhait. Samples et énorme partie me rappelant un peu All Shall Perish ou encore Despised Icon dans cet aspect de marteau à 300
tonnes. Le son d’ailleurs, vu que je ne l’avais pas encore évoqué jusque là, s’avère être fort correct et nettement meilleur que sur leur première démo. « Stomach Is Soulless »
viendra nous achever et je dois avouer que j’ai ma petite faiblesse pour cette dernière tant en live que sur cd. J’aime vraiment ce côté très varié de celle-ci, les mélodies changent souvent
beaucoup de breaks, parties rapides se marient sans que l’on s’en lasse avec parties plus mid-tempo. La partie arpèges/basse vient casser le morceau. « Casser » n’est pas ici à
prendre dans sons sens péjoratif dans la mesure où cette partie où elle le relance d’une manière fulgurante. Solis de guitares, le vocaliste se déchaîne tel un tueur en série qui viendrait de
renifler l’odeur d’une victime apeurée, batteur achevant sa victime à grands coups d’objets contendants, l’auditeur ne se sortira pas forcément indemne de l’expérience « Symptoms of
Carnage » et pour ma part, c’est avec impatience que j’attend d’entrer en phase d’observation avec leur album à venir.
Par Hugh Grunt
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Publié dans : CHRONIQUES
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