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23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 15:02
ENOID-'Négation du Corps'

2020/SATANATH RECORDS-THE RITUAL PRODUCTIONS

 

 

La Suisse nous accueille avec cette production de 2020 sortie chez nos habitués Satanath Records en collaboration avec The Ritual Productions.

Enoid n'en est alors pas à son coup d'essai puisque 7 albums sont déjà sortis, et celui ci fait suite à « Exilé au confins des tourments  » sorti en 2016.

 

Le projet solo officie toujours dans ce black metal sombre et glacial auquel il nous a habitué avec toujours ce côté qui ne sera pas sans déplaire aux amateurs de black metal traditionnel à l'ancienne.

 

Bornyhake sait proposer de puissantes mélodies élevées au souffle du blizzard et varie selon les titres entre les rythmiques mid-tempo et d'autres plus rapides et agressives.

En évoquant d'ailleurs cette agressivité de son art, elle est présente tout au long de l'oeuvre proposée.

 

On saura apprécier « Est ce mon corps, est ce mon visage ? » et son démarrage mélodiquement strident, ses blasts, puis ce break au tempo lourd qui sait apporter une atmosphère algide.

 

Les morceaux durent en moyenne de 5 à 7 minutes et ils savent capter l'attention avec brio tant les ambiances mêlées accrochent tout l'intérêt de l'auditeur.

 

On soulignera aussi l'excellence d'un titre comme « Je n'existe que dans la souffrance » et cette véritable tempête rythmique et riffesque qui y démarrent.

Le morceau renferme vraiment une puissance et une noirceur tant glaciales qu'addictives.

Les structures évoluent, oscillant entre lourdeur et passages plus arachnéens.

 

Enoid conclue son album avec l'instrumentale « Le regard blanc » et au travers de ce titre le plus long de l'album, les riffs dissonants, le tempo lent ainsi que cette atmosphère mélancolique à souhait n'iront pas sans rappeler le projet dont on ne peut citer le nom (cf Facebook) du Comte Grischnack.

 

Encore une très bonne offrande de la part du projet helvète, qui saura rassembler les afficionados de la scène black metal traditionnelle mais également les amateurs de projets comme Celeste pour le côté oppressant et chanté dans la langue de Molière.

 

Hugh Grunt

 

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