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3 août 2022 3 03 /08 /août /2022 17:19
IWKC-'Hladikarna'

NO NAME RECORDS/ ADDICTED LABEL/2017

 

 

Venons en aujourd'hui à cet album envoyé par Anton de No Name Records/Addicted Label qui nous présente ses compatriotes russes d 'IWKC.

 

Il s'agit d'un album intéressant et surprenant dans la mesure où l'on ne sait pas à quoi s'attendre au cours de l'écoute.

Essentiellement progressif et psychédélique, le combo y compose avec des éléments plus space rock, stoner, d'autres plus pop puis d'autres nettement plus sombres.

 

« Kastenkampf » avait laissé présager, de par son ambiance, quelque chose de lourd rythmiquement mais également par les grattes et leur son plutôt sludge.

Ce n'était pas sans compter sur l'éventail bien fourni du duo qui, comme nous avons pu le constater, a su s'entourer d'une poignée de collaborateurs importants sur les vocaux mais encore sur les violoncelles, claviers et j'en passe.

 

Effectivement, le ton s'allège ensuite sur « Samadhi » et « Emerald River » qui proposent d'une part des percus et instruments folkloriques orientaux, passant par une touche assez world music pour « Samadhi ».

Deux titres tendant donc plus sur le progressif également appuyé par un clavier qui amène un trip plus spatial.

Les vocaux, même minoritaires dans l'album, savent se poser aux bons moments, allant du chant rituel à un autre plus murmuré.

Chouette ambiance donc pour ces deux titres également. Des morceaux plus légers où l'on apprécie le son bien lourd des guitares rythmiques sur leurs apparitions.

 

« Hladikarna » repose sur un rythme lancinant, berçant l'auditeur par de légers arpèges, une ligne de clavier puis de basse.

 

Nous avons ensuite le plus long morceau de l'album « Five big Chillums » de onze minutes qui se découpe en quatre étapes.

Le démarrage psychédélique et prog se fait ultra planant mené par une massive et lente rythmique au riff marqué lourdement et où le clavier a toute son importance dans le voyage engagé.

Cette hypnose arrive à effet et l'on part dans un rythme plus Sabbathien très accrocheur avec toujours le clavier en lead.

Le ton s'apaise ensuite par quelque chose de plus allègre mais néanmoins barré, et enfin les choses s'emballent sur un rythme accéléré, aux riffs éléphantesques puis un chant saturé et guttural death.

 

Et là, nouvelle surprise : « Youth » et ce chant clair sur tout le morceau, mélangeant une ambiance plus rock/pop variant sur des breaks plus imposants et saccadés.

L'ensemble est aussi frais que mélancolique, et même s'il se démarque des autres titres s'avère catchy et intéressant. Déstabilisation de l'auditeur, mais positive.

 

« Land Of Stupas » possède également cette touche emplie de spleen avec ces violoncelles reposants qui nous bercent sur cette rythmique presque tribale venant poursuivre son matraquage appuyé par les guitares plus chargées.

 

C'est enfin « Opium Des Volkes » qui clôture l'album avec cet orgue d'église et une atmosphère death doom bien pesante au chant bien grave qui colle avec brio à l'ampleur des riffs qui l'y accompagne.

Rituel et obscur à souhait !

 

Comme indiqué précédemment, c'est un album très captivant qui vous fera voguer sur diverses pistes et mondes, IWKC innove et nous confirme que la scène du grand Est regorge de talents.

 

Hugh Grunt

https://www.facebook.com/i.will.kill.chita

 

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