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6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 21:12
PRESUMPTION-'S/T'

SLEEPING CHURCH RECORDS/ 2017

 

 

Dirigeons nous dans la région du Mans et abandonnons nous à une humeur doom/stoner en compagnie des gaillards de Presumption qui proposent avec cette galette un bon vieux doom varié des familles , ce genre de doom qui vous fait taper du pied pendant une séance d'air guitar et de headbang endiablé.

 

Vous aurez deviné déjà que c'est du bien lourd qui vous sera offert par le combo et le constat sera appuyé dès le premier passage d'introduction de « Pale Blue Horses » et son rythme lent qui varie ensuite sur un aspect groovy assez dansant et ce quelque chose de Cathedral qui entraîne et balance la bonne humeur.

Le chant en impose et les variations vocales sont gérées à point.

Grave et burné ou encore ensorceleur et hystérique (avec ce petit côté YOB), puis plus parlé, les ambiances sont déjà bien intéressantes. Le boogie se déchaîne pour se terminer sur un retour au passage du début. Ca démarre fort !

 

L'enchaînement se fait naturellement avec l'accrocheuse « Atomic Fear » à l'esprit toujours aussi massif. Les accords sont bien bas et la wah wah vient appuyer le groove dominant.

Un morceau qui pourra rappeler Godsend à certains.

 

Fidèle à l'esprit doom, Presumption inclut dans cet album deux interludes instrumentaux courts avec « Midnight Suffering » et « Nomen Est Omen » afin de rendre plus planant le trajet.

 

Que dire de « Red Death » et de son démarrage digne d'Electric Wizard, à entendre gras et enfumé.

Les riffs sont éléphantesques, quelque accélération du rythme intervient et ce jeu de question/ réponse entre un chant de sorcière et ce chant encore assez Dorianien fait bon effet. L'alternance murmurée et minimaliste amène une atmosphère inquiétante avant que ne vienne s'imposer une lourde mélodie aussi épique que mélancolique appuyée par un violoncelle agrémenté de chant guttural.

 

« Dr Satan » ne laisse pas indifférent non plus avec ce côté qui ravira les adorateurs de Celtic Frost tant musicalement que vocalement où les intonations peuvent rappeler Tom G. Warrior.

L'ambiance est sombre tout en étant chaussée de blocs de béton, se déplaçant d'une cadence rythmée en explosant tout sur son passage.

 

« Deadly Barrels » possède également cette force d'accroche, avec ce genre de riffs qui te restent en tête plusieurs heures, jours après l'écoute. Le chant a encore ce timbre éraillé et n'hésite toujours pas à dévoiler plusieurs facettes.

« Presumption » s'avère plus hypnotique et ce dès le départ avec ces larsens perçants puis le rythme assez tribal avant de vous emmener sur un chemin sinueux, celui que vous emruntez guidé par les riffs mégalithiques et ce rythme lancinant.

Le ton se durcit par moment mais le riff de fin sait vous ramener dans ce bon chemin.

 

Le morceau « Sand Witch » est bien complet dans le genre !

Les passages varient d'un doom lourd assez bluesy (qui saurait rappeler Negative Reaction au niveau instrumental) où le chant clair excelle à un doom/stoner catchy, le fameux qui apporte cette bonne humeur et fait taper du sabot, LE dansant sur lequel même Ozzy taperait des mains à n'en plus pouvoir.

 

Et bien messieurs, dames, voici une belle démonstration de groove des familles avec ce doom accrocheur des gars de Presumption et je peux vous assurer qu'ils tiennent même encore plus de pêche sur les planches. Un album des plus plaisants !

https://www.facebook.com/Presumption/

 

 

Hugh Grunt

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