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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 19:30
RHINO-'The Law Of Purity'

ARGONAUTA RECORDS/ 2017

 

 

Lorsque j'ai reçu cet album à chroniquer, j'ai de suite pensé au combo hispanique Horn of Rhino ( qui s'appelait Rhino avant de se renommer ), et qui s'était séparé il y a de cela quelques années ou encore avec le groupe post-metal montréalais qui a sorti l'excellent « Footnotes » en 2015. Je faisais littéralement fausse route, car le Rhino dont il est ici question est un combo italien qui est signé, je vous le donne dans le mille, chez Argonauta Rex.

 

Comme souvent, lorsqu'un groupe utilise une pédale fuzz grassouillette, qu'il est influencé par les 70's et le désert, il est catégorisé dans la case stoner, qui au final fourmille de groupes estampillés de la sorte et qui sont aussi stoner que le groupe de pop rock de mon voisin de 16 ans. J'étais donc impatient de découdre avec « The law of Purity » afin de voir si il méritait ou non cette appellation si chère à mes yeux.

 

Après une intro banale et passe partout, enchaîne le titre éponyme. Et dès les premières notes, on sent que Rhino, le stoner, ça le connaît. L'influence de Kyuss est indéniable, on croirait même pas instant entendre le Josh Homme de la grande époque tellement les riffs sont des copycats des rois du Desert Rock. La rythmique, midtempo est groovy as fuck, le batteur martèle sèchement son instrument. La basse, rondelette soutient le tout et la voix rocailleuse ( me rappelant le groupe norvégien Pawnshop), achève le travail.

 

« Bursting out » et « Grey », les titres suivants, lorgne vers un côté plus trippy-psychédélique. L'intro flanger-chorus comme à l'époque, les riffs fuzzy, les soli de guitares puissamment efficaces. Ça sent le sable chaud, et la bière fraîche.

 

« Nuclear space » et son intro funkysante enchaîne sur des riffs commun à Unida ou Kyuss. La ligne vocale est addictive. Le batterie encore une fois est sèche, le refrain est entêtant. Parfait.

 

« Eat My dust » est sans aucun doute mon morceau préféré de l'album, le groove que le titre dégage est tout simplement addictif. Les bonnes idées s’enchaînent et forment un morceau massif, et enfumé.

 

« Nine Months » est lui dans l'énergie. Limite hard rock 70's. Et ce n'est rien comparé à « A.&B.Brown », titre déboulant à toute berzingue. Ça tabasse sec, et on aime ça bordel.

 

L'avant dernier titre est « Cock of the dog ». Comment ne pas aimer un titre s'appelant « Cock of the Dog »? Je vous le demande…

Pour finir en beauté, « I see Monsters », a une approche Bluesy. Mais le blues enfumé. Gras. Sale. Le blues que j'aime. Le tout mixé avec un groove imparable, fait de ce titre un final parfait pour un album qui n'est pas loin de l'être.

 

Vous l'aurez compris, si vous êtes fan de ce que le Desert Rock a de meilleur à offrir, jetez vous sur cet album, vous deviendrez à votre tour accro et me remercierez tous les jours du reste de votre vie ( j'exagère à peine ) de vous avoir fait découvrir cette pépite.

 

Doomyan

 

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Published by Doomyan - dans CHRONIQUES
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