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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 20:38
CONCRETE JELLY-'Getting Noticed'

SLIPTRICK RECORDS/2017

 

Avant de commencer à écrire pour Yargla, je ne me doutais pas à quel point la scène italienne était riche et variée. Au fur et à mesure que je me plonge dans le microcosme de l'univers rock transalpine je découvre régulièrement des pépites méconnues. Et ce « Getting Noticed » en fait partie.

 

Concrete Jellÿ se sont formés en 2014 à Trieste, et « Getting Noticed » est déjà le second album de cette formation Hard-prog-70's-rock. Dans la biographie, on peut lire que les gaziers sont simplement une bande potes qui ne se prennent pas la tête et aiment s'amuser. Et ça s'entend sur cet album qui est d'une sincérité détonante.

 

« Elicse Atarme Pt1 » ouvre le bal. Riff en boucle, percussion. L'ambiance fait penser à « Planet Caravan » du vénéré Black Sabbath. Le tout prend de l'ampleur au fur et à mesure que le temps passe. On est emmené dans une fresque épique rendant hommage au meilleur du rock 70's. Les guitares sont incisives, le basse rondelette soutient la batteur qui d'une frappe sèche fait office de métronome. Bonne entrée en matière.

 

« Apeshit », avec son intro chevaleresque me rappelant Led Zeppelin qui forniquerait avec un groupe stoner. Le refrain reste dans le crâne et on se met à chantonner « Apeshit » toute la journée au travail. Terriblement efficace

 

« Lure », est une chanson courte, cradingue, la face dégueulasse du rock'n'roll est ici délivrée en 03 minutes.

 

« Mr Monroe » ou comment ne pas penser aux Australiens d'AC/DC avec cette guitare si caractéristique. Le riff est répété un nombre incalculable de fois, à tort ou à raison, suivant vos affinités avec le groupe des frères Young ou pas. Si la chanson n'est pas mauvaise, elle est à mon sens la moins aboutie de l'album.

 

« Amless Outburst « est à mon sens LE morceau de cet album. Une intro avec un son fuzz, un rythme entraînant, des riffs qui font mouche à chaque fois, une intensité remarquable et un putain de Sing a Long. Chef d’œuvre.

 

« Elicse Atarme Pt2 »: Les sonorités de l'intro ne sont pas sans rappeler le Pink Floyd des grandes années. Le tout est suivi par, encore une fois, une succession de riffs prodigieux. Le groupe est en place, tout le monde fait ce qu'il a à faire. Que ce soit au chant, à la batterie ou à la basse, tout est carré et mûrement réfléchi. Génial.

 

« Who Cares » , avec ses 9:21 est la plus longue chanson de l'album. Offrant un trip épique entre rock psychédélique, des passages limites « doom » stoner. On se laisse bercer au son des notes, on accompagne Concrete Jellÿ dans ce long trip kaléidoscopique. Un sacré bon trip.

 

« Shelters », chanson plus classique. Peut être un peu moins inspirée que la majorité des autres compositions. Ce n'est pas mauvais pour autant, juste un peu moins excitant.

 

« The Witch » : Cette dernière chanson pue le groove des 70's. La batterie s'en donne à cœur joie. Encore une fois le travail sur les guitares est impressionnant. De même que la ligne vocale qui te donne envie de t'époumoner seul dans ta chambre. Une très bonne fin d'album.

 

En conclusion, ce second album de Concrete Jellÿ est d'une maturité étonnante, varié, et est d'une sincérité dont beaucoup de groupes devraient s'inspirer.

Doomyan

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Published by Doomyan - dans CHRONIQUES
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