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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 12:10
DAAT- 'There are none so blind as those that will not see'

HERETIC RECORDS/ 2015

 

 

Un petit rafraîchissement extrême en Russie s'impose en ce jour et Daat sera notre guide à l'occasion de ce périple sur les terres du black métal de l'est.

 

Le grand froid domine ce black mélodique et incisif, aux riffs cinglants,aux rythmiques assommantes puis aux vocaux lugubres.

L'intro « From the sheer void and Nothingness » et l'outro « Scarlet dawn of obsolete aeon » sont proposées sous forme orchestrale et symphonique. Les deux titres sont d'ailleurs les deux seuls signes d'apaisement que veulent bien accorder ces diaboliques russes.

 

Les dissonances sont une force pour l'ambiance malsaine qui règne et parviennent à s'imposer encore plus en un break comme dans « Alterare of the greatest abyss ». Une variation s'opère dans le titre entre ces ambiances assez tordues du début et ces accélérations entraînantes avec cette double galopante, les riffs un peu plus lourds et ces mélodies acérées. On sent l'esprit scandinave qui erre dans ce black metal occulte.

 

« Ascended above all humanity » impose également son effort mélodique et des alternances construisent également ce morceau où l'on oscille entre une forme brutale entraînante puis un aspect beaucoup plus épique (presque heavy d'ailleurs) un peu à la manière de ce qu'a pu proposer Immortal dans les années 2000.

Le combo russe sait également mettre en avant son côté slave dans les titres avec cette ambiance glaçiale et cette entité que l'on peut trouver par exemple chez les ukrainiens de Lucifugum(sans les claviers.)

 

La mélodiquement brutale « Illuminating whereas withering » rendra heureux les amateurs de blasts à n'en plus finir.

Le batteur se déchaîne comme un beau diable sur cette damnée caisse claire,prenant soin de lui administrer ensuite un break où il ne la brutalisera que plus lourdement avant de repartir de plus belle.

Les mélodies, elles, sont assassines et agressives. La hargne les habite et la rage les contrôle. Le final du titre se fait sans merci, le chant est toujours aussi hérétique et destructeur, le blizzard fait son office cruellement.

 

Un black metal extrême pour vingt minutes de démence incontrôlée. Les plaies sont à vif et les russes y jettent le sel. Encore un bon moment pour les adorateurs de black metal aussi furieux que mélodique.

Hugh Grunt

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Published by Hugh Grunt - dans CHRONIQUES
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