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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 18:02
QUEEN ELEPHANTINE-'Kala'

ARGONAUTA RECORDS/ 2016

 

 

Les passagers du vol 420, à destination de « Kala » sont priés d'attacher leur ceinture. Le commandant de bord, Queen Elephantine ( et Billy Anderson comme copilote), conseil fortement de nullement oublier opiacés et autres matières illicites afin de rendre l'expérience le plus intense possible.


 

La première escale du 5ème album du collectif de Providence est « Quartered ». Le travail initiatique vers l'état de transe le plus pur commence ici même. Le tempo est lent. Très lent. L'improvisation est au rendez-vous. Les guitares distillent leurs riffs, courts, en boucle. La basse et la batterie viennent cimenter tout cela. Une très bonne mise en bouche.


 

Seconde étape du voyage, « Quartz ». Le tempo est plus soutenu. On a l'impression que la guitare se répète à l'infini. Les textures sonores s’imbriquent les uns aux autres afin de former une texture sonore indéfinissablement intense. Break. La basse impose son groove. Lentement. Les guitares sont en retraits et pose l'ambiance. Ce riff est joué, martyrisé, encore et encore. Montant crescendo vers un final jouissif. Ça commence à cogner à la tête.


 

Le troisième arrêt est « Ox ». Titre à la structure particulière. L'introduction est posée, tout en douceur. C'est sinueux, ça traverse le corps et l'esprit de haut en bas. On se laisse bercer. On a l'impression de devenir de plus en plus familier avec le paysage. Mais QE, aime prendre l'auditeur à contre pied. Et nous assomme avec un riff grave, une batterie monolithique et un crescendo au mellotron qui met fin à tous nos espoirs de garder toute notion de relativité.


 

La prochaine halte, intitulée « Onyx », nous plonge dans un état de méditation avancé. Le pattern tribal de la batterie est agrémenté d'une improvisation de la part du reste du collectif. Encore une fois, les riffs se veulent lancinant et se répète encore et encore. Un bon moment de kraut/Pysche Jazzy. Un mélange étonnant qui prouve bien que Queen Elephantine ne peut être réduit au simple terme de groupe de « doom »


 

Nous approchons de la destination finale avec Deep Blue. On est de suite pris à la gorge par les lignes vocales, limite incantatoires. Le nombre de substance ingurgitée commence à plonger inexorablement l'auditeur dans un été proche de la léthargie.


 

Voilà, la fin du voyage est proche. « Throne of the Void in the hundrer petal lotus »dernière offrande clôture, tantôt en douceur tantôt de manière plus énervée, ce voyage transcendantal jonché de paysages sonores intimistes et hallucinés. Il est l'heure dès à présent d'entamer l'atterrissage, celui ci risque d'être compliqué. Si jamais l'expérience vous a convaincue, n'hésitez pas à vous plonger dans les albums précédents du collectif. Mais n'oubliez pas de repasser chez votre revendeur habituel afin de faire le ravitaillement en chanvre et autre résine.


 

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Published by Doomyan - dans CHRONIQUES
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